L'étape du Tour, le mythe des cyclosportives organisée chaque année sur l'étape reine du Tour de France. Cette année l'étape présente le parcours le plus difficile de son histoire avec 169km pour 5400m de dénivelé positif. Une étape brutale sur le papier puisqu'elle propose un enchainement de quelques uns des cols les plus difficiles des Alpes : La Croix de Fer, l'enchainement terrible Télégraphe puis Galibier et enfin le col de Sarenne. Ce dernier est la version plus sauvage de l'Alpe d'Huez puisque situé dans une zone Natura 2000.
17.000 joyeux lurons se retrouvent au départ de ce mythe.

La Croix de fer se fait à la fraiche. Le moteur est frais, le couteau entre les dents. Malgré ses 26km, cette ascension se passe très bien et avec les watts.
C'en suit l'enchainement terrible télégraphe - Galibier pour près de 40km de montée. Ici le retour est unanime, c'est un enfer. Il fait chaud, la course est rapide et intense, le télégraphe passe tant bien que mal avant de s'écraser dans le Galibier. On prend conscience ici du mythe de ce Col qui dévoile en son sommet le monument en souvenir à Henri Dégranges.
La descente est longue et rapide, elle arrive à point et permet de refroidir le moteur qui était en surchauffe. Cette phase de transition permet de retrouver un semblant de force à l'approche du dernier challenge du jour : Le col de Sarenne.
La première partie est très cassante avec de gros pourcentages puis un replat en milieu de montée. Jusque là, tout va bien. A la sortie de ce replat, il y a un virage gauche qui indique la sortie du petit village et la fin des quelques zones ombragées. On retrouve la thématique du Galibier avec une montée sèche et très difficile qui nous mène à 1999m d'altitude. Ici, on parle de survie. Je suis sur le régulateur pour préserver la machine jusqu'au sommet avant de basculer vers la station de l'Alpe d'Huez.
Délivrance après 7h39 d'effort, une médaille, des paysages et une course mythe dans la besace.
See you next year !








